Nouvel An amazigh
- Le petit Collège

- 14 janv.
- 2 min de lecture

Le Nouvel An amazigh : un repère historique africain
Célébré chaque année au mois de janvier, le Nouvel An amazigh, également appelé Yennayer, marque l’entrée dans l’année 2976 du calendrier amazigh. Bien qu’il soit aujourd’hui principalement associé à l’Afrique du Nord, ce repère chronologique s’inscrit dans une histoire africaine ancienne, façonnée par les échanges, la mobilité des peuples et une relation commune à la terre.
Un calendrier ancien fondé sur les cycles naturels
Le calendrier amazigh est, à l’origine, un calendrier agraire. Il repose sur l’observation des saisons, des rythmes climatiques et des cycles agricoles, essentiels à l’organisation des sociétés rurales africaines.D’après certains récits historiques, ce mode de comptage du temps ne visait pas à commémorer un événement politique ou un règne, mais à structurer la vie collective autour de la nature, de l’alimentation et de la transmission des savoirs.
Cette conception du temps, étroitement liée à la terre, se retrouve dans de nombreuses civilisations africaines anciennes, du Nord au Sud du continent.
Une Afrique historiquement connectée
Loin d’être isolées, les sociétés amazighes ont participé à des réseaux d’échanges africains anciens, notamment à travers les routes transsahariennes. Ces voies ont permis la circulation des hommes, des produits, des techniques agricoles, des langues et des idées entre l’Afrique du Nord, le Sahel et l’Afrique subsaharienne.
Ces interactions ont contribué à la construction d’une Afrique profondément connectée, bien avant l’émergence des frontières contemporaines. Le Nouvel An amazigh s’inscrit dans cette continuité historique, comme l’expression d’un héritage africain partagé.
L’année amazighe 2976 : un repère symbolique
L’année amazighe actuellement en usage est le résultat d’un repère chronologique symbolique, établi à l’époque contemporaine afin de souligner l’ancienneté des civilisations africaines .Il s’agit d’un outil culturel et pédagogique, destiné à inscrire l’amazighité dans une histoire longue, comparable à celles d’autres grandes civilisations du monde.
Ce calendrier n’a ni vocation religieuse ni fonction politique : il constitue avant tout un support de transmission historique et patrimoniale.
Une approche éducative et ouverte
Dans un établissement scolaire accueillant des élèves issus de nombreuses cultures africaines et internationales, l’étude du Nouvel An amazigh permet d’aborder l’histoire de l’Afrique sous un angle global, inclusif et rigoureux. Elle offre aux élèves des clés de compréhension sur le pays qui les accueille, tout en mettant en évidence les liens historiques, culturels et humains qui unissent les peuples africains.
Conclusion
Le Nouvel An amazigh ne se résume pas à une tradition régionale. Il représente un repère historique africain, ancré dans une relation ancienne à la terre, au temps et à la communauté. Son étude participe à la reconnaissance d’une Afrique riche de ses héritages, de sa diversité et de son histoire partagée.
Bonne année amazighe 2976.
Le Petit Collège



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